La Cour suprême de Corée du Sud a confirmé une peine de 7 ans de prison à l’encontre d’une ancienne Broadcast Jockey (BJ), identifiée sous le nom de Mme A, pour avoir extorqué la somme de 840 millions de KRW (environ 610 000 USD) au chanteur et acteur musical Kim Junsu sur une période de quatre ans.
Une affaire d’extorsion prolongée sur plusieurs années
Selon les documents judiciaires, Mme A a extorqué de l’argent à Kim Junsu à 101 reprises entre septembre 2020 et octobre 2024, en menaçant de publier des enregistrements audio privés de conversations personnelles. Elle utilisait ces pressions pour obtenir des sommes régulières, exploitant leur relation passée devenue conflictuelle.

Décision judiciaire et rejet de l’appel
Le 1er mai, la Cour d’appel de Séoul a prononcé une condamnation à 7 ans d’emprisonnement pour violation de la loi sur la répression aggravée des crimes économiques spécifiques. Malgré un appel interjeté par Mme A, la troisième chambre de la Cour suprême a rejeté sa demande, rendant ainsi la peine définitive.
Défense et circonstances atténuantes invoquées
Lors du procès, la défense de Mme A a plaidé qu’elle souffrait d’addiction au propofol, un puissant sédatif, ce qui aurait altéré son jugement. Elle a également indiqué être en détresse financière pour couvrir les frais médicaux de son père atteint d’un cancer de la prostate. Mme A a exprimé publiquement ses regrets, présentant deux lettres d’excuse à la cour et déclarant qu’elle éprouvait un profond remords pour avoir nui à sa famille et au chanteur.

Réactions du tribunal et du plaignant
Le tribunal a estimé que les méthodes utilisées, la durée de l’extorsion, et le montant impliqué justifiaient une peine exemplaire. Deux téléphones utilisés pour perpétrer le crime ont été confisqués pour éviter toute récidive ou diffusion ultérieure.
De son côté, Kim Junsu a déclaré que cette épreuve lui avait ouvert les yeux sur la nécessité de se protéger dans ses relations personnelles, tout en exprimant une forme de reconnaissance pour cette prise de conscience. Son agence, PALMTREE ISLAND, a dénoncé l’impact désastreux de cette affaire sur sa réputation, précisant qu’il avait évité toute apparition publique pendant une longue période à cause de la pression médiatique.
