L’ancien joueur de l’équipe nationale sud-coréenne, Hwang Ui Jo, a été condamné à un an de prison avec sursis pendant deux ans, après avoir été reconnu coupable de prise d’images à caractère sexuel sans consentement. Le verdict a été rendu le 14 février par la 13ᵉ division criminelle du tribunal central de Séoul, dirigée par le juge Lee Yong Je.
Une condamnation pour violation de la loi sur les violences sexuelles
Hwang Ui Jo, âgé de 33 ans, a été inculpé en juillet 2023 pour avoir filmé sans consentement des relations sexuelles avec deux femmes ainsi que des appels vidéo à caractère intime. Ces faits se seraient déroulés entre juin et septembre 2022.
Le tribunal de Séoul a statué sur une peine de un an d’emprisonnement assorti d’un sursis de deux ans, ainsi que l’obligation de suivre 40 heures de formation sur la prévention des violences sexuelles et d’effectuer 200 heures de travail d’intérêt général.

Une décision controversée et un jugement partiel
Bien que reconnu coupable pour l’enregistrement non consenti d’une des victimes, Hwang a été acquitté des charges liées aux enregistrements d’appels vidéo. Le juge Lee Yong Je a invoqué un précédent juridique de la Cour suprême, expliquant que la définition légale de la « prise d’images » concerne uniquement l’enregistrement du corps d’une personne, et non d’un appel vidéo où le corps n’est pas directement filmé.
Cette décision a suscité l’indignation de l’avocat des victimes, Me Lee Eun Ui, qui a dénoncé un jugement trop clément.
Des circonstances atténuantes prises en compte
Plusieurs éléments ont pesé dans la réduction de la peine infligée à Hwang Ui Jo :
- Reconnaissance des faits et excuses publiques de l’accusé.
- Versement d’une compensation financière en novembre dernier, malgré le refus des victimes d’accepter le règlement.
- Casier judiciaire vierge, absence d’antécédents criminels et engagement à ne pas récidiver.
Avant l’annonce du verdict, le parquet avait requis quatre ans de prison ferme pour l’ancien international sud-coréen.

Réactions et polémique autour de l’affaire
Après la lecture du jugement, Hwang Ui Jo a exprimé des regrets, déclarant :
« Je présente mes excuses aux fans de football. Je suis profondément désolé. »
L’avocat des victimes a toutefois qualifié cette décision d’« atroce », accusant la justice d’avoir protégé la réputation de l’accusé plutôt que les droits des victimes. Il a également dénoncé le fait que les victimes n’aient pas eu la possibilité de s’exprimer pleinement devant le tribunal.
Une affaire liée à la diffusion des vidéos
Dans un affaire connexe, la belle-sœur de Hwang Ui Jo, identifiée sous l’initiale A (34 ans), a été condamnée à trois ans de prison ferme pour avoir diffusé ces vidéos illégales sur les réseaux sociaux.
Le procès, initialement prévu en décembre 2023, avait été reporté de deux mois à la demande du parquet, qui souhaitait modifier l’acte d’accusation.
Ce jugement met en lumière les problématiques de justice en matière de violences sexuelles, suscitant de vifs débats en Corée du Sud sur la protection des victimes et les sanctions judiciaires contre les auteurs de ces infractions.
Source : Tribunal central de Séoul, YNA News
